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Culture et Société.

Actualité Culturelle et Regard sur la Société.

La littérature française serait-elle trop littéraire? (Selon Dany Laferriere)

Publié le 14 Janvier 2016 par Georges Holassey Ad.

  Comment ne pas être surpris lorsqu'on entend Dany Laferrière, un académicien (de l’académie française, précisons-le) dire qu'il trouvait la littérature française trop littéraire et cherchait à s’échapper (vers la littérature américaine, ndlr). ‘Je voulais être un écrivain comme Miller, Bukowsky, … et m’échapper de la littérature française que j’aimais mais que je trouvais trop littéraire… pour essayer de retrouver la spontanéité et l’immédiateté d’un Hemingway, d’un Bukowsky…

  J'ai été surpris par ce propos venant d'un académicien parce que je me suis retrouvé dans ses phrases. J'ai toujours pensé la même chose, mais de ma pensée sur la littérature française, le monde s’en fout. Et je me cache derrière cet homme, écrivain reconnu par ses pairs, et dont toute maison d’édition accepterait volontiers aujourd'hui de publier les œuvres; je me cache derrière cet homme, dis-je, pour partager cette Réflexion sur la littérature française.

  Je me pose la question de savoir si Dany Laferrière aurait-il pu avoir cette place qu'il a aujourd’hui en France dans le milieu littéraire, s’il avait commencé sa carrière d’écrivain dans l'hexagone? Ou plutôt s’il n’avait pas eu du succès au Québec avant d’être connu en France, aurait-il reçu le même accueil chez les éditeurs et les critiques littéraires de l'hexagone? On lit sur le site de l’académie française ce qui suit :

« Paraît, en 1985, le roman Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, qui explose dans le ciel littéraire du Québec. À la suite du succès éclatant de ce premier roman, la nouvelle télévision "Quatre Saisons" l’embauche en 1986 pour présenter la météo. Le Québec reçoit le choc d’un Noir annonçant la neige et les angoissantes blancheurs de février, tout cela avec légèreté et humour. Un nouveau personnage est né dans le paysage télévisuel…. Printemps 1999, le Québec est le pays à l’honneur au Salon du livre de Paris. Invités de l’émission Bouillon de culture, de Bernard Pivot, avec Robert Lalonde et Gaétan Soucy, les trois écrivains québécois se distinguent ce soir-là. Dany Laferrière va jusqu’à souhaiter que l’on puisse remettre un jour le prix Nobel au Québec pour l’originalité de sa littérature. »

  Ce premier roman, Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer (titre intéressant), qui, si on en juge selon les propos de l’auteur lui-même (qui cherchait à s’échapper de la littérature française, trop littéraire) ne correspondrait pas aux styles de romans qu’aiment publier les éditeurs français, aurait-il pu être publié par un grand éditeur comme Grasset qui vient de le rééditer avec d’autres premiers textes de l’auteur et académicien ? J’en doute fort. Le lecteur fera lui-même sa propre opinion. Et cette question m’amène à penser que son cas rejoint celui d’Ahmadou Kourouma, chantre de la littérature africaine francophone, qui n’aurait pas non plus connu de succès en France sans avoir d’abord été distingué au Québec avec son premier roman Les Soleils des indépendances, qui a été refusé par plusieurs éditeurs français, à cause de son style et son écriture qui ne correspondaient pas aux codes de la littérature française. Mais après avoir obtenu au Québec le Prix de la revue Études françaises, et publié par les Presses de l'université de Montréal, ce même roman plusieurs fois refusé par les éditeurs français, a finalement été édité par les éditions du Seuil.

         

  Alors, à tous ceux qui écrivent et qui ont vu leur œuvre rejetée à cause de son originalité et son style pas très littéraire, vous pouvez toujours garder espoir, parce que Dany Laferrière et Ahmadou Kourouma sont aujourd’hui salués comme de grands auteurs. L’un est devenu académicien et l’autre, illustre écrivain, plusieurs fois récompensé par de prestigieux prix littéraires, dont on fait référence dans la littérature francophone.

  Du courage donc.

 

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La bombe H de la Corée du Nord : une Hécatombe annoncée?

Publié le 7 Janvier 2016 par Georges Holassey

Il y a des nouvelles qui ne font ni chaud ni froid, de prime abord, mais dont on est quand même curieux de lire les analyses des spécialistes pour en prendre la température. C'est ce que j'ai fait avec cette information qui a fait la une des journaux ces derniers jours : "La Corée du nord annonce avoir réussi son premier essai de bombe H". Et l'on voit son dictateur de président accueillir avec joie cette 'prouesse'; ce jeune qui semble provoquer le monde pour attirer l'attention sur un pays asphyxié, un peuple coupé du monde par une idéologie dont on ne sait vraiment à quoi ça rime.
J'ai été curieux de savoir ce que disent les spécialistes de cette nouvelle bombe qui, selon certaines sources, serait 1000 fois plus puissante que la bombe atomique lancée sur Hiroshima et Nagasaki. Et j'ai fait un bond sur ma chaise. Est-ce une telle bombe dont ce pays vient de se doter? Est-ce un tel engin de destruction massive qui vient de tomber entre les mains de ce jeune dictateur qu'on décrit colérique et imprévisible? Quelques informations récentes dessinent bien le cractère de ce dirigeant : Kim Jong-Un fait exécuter son ministre de la Défense au canon anti-aérien (HuffingtonPost, mai 2015) ­/ Le numéro un de la Corée du Nord aurait fait exécuter son Premier ministre adjoint qui aurait eu le mauvais goût de critiquer les politiques forestières menée par Kim Jong-Un. (Le Parisien, Août 2015) ; Etc , Etc...
Ne me dites pas que c'est cet homme qui vient de se doter d'une bombe capable de rayer de la carte plusieurs villes de dizaines de milliers d'habitants? J'ai vraiment eu froid dans le dos. Et j'ai alors compris pourquoi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon originaire de la Corée du Sud directement menacée par cette bombe, avait les lèvres qui tremblaient en exprimant sa peur et demandant des sanctions contre ce dictateur.
Mon effroi ne s'est pas encore dissipé lorsque je tombe ce matin sur une question dans un article du nouvel obs : 'Que se passerait-il si la bombe H de la Corée du nord est lancée sur Paris (ou sur Londres)?' Voici les réponses :
- Si une bombe H de 10 kilotonnes tombait au niveau de la Tour Eiffel à Paris, alors :
  • 161.550 personnes seraient tuées,
  • 506.510 personnes seraient blessées,
  • la déflagration causerait un cratère de 200 mètres de large au niveau du monument,
  • des boules de feu seraient projetées jusqu'à 700 m² autour du point d'impact,
  • des radiations causant une mort immédiate se répandraient sur un rayon de 2,5 km²,
  • des radiations causant une mort dans les jours ou semaines suivantes se répandraient sur un rayon de 3,5 km²,
  • des radiations thermiques causant des brûlures au troisième degré synonymes d'amputation se répandraient sur un rayon de 8,8 km²,
  • et des radiations thermiques causant des brûlures semblables à des coups de soleil se répandraient sur un rayon de 28 km².
- Si une bombe H de 10 kilotonnes tombait sur le Palais de Westminster à Londres (Angleterre), alors 59.500 personnes seraient tuées et 274.690 blessées.
Comment ne pas frissonner devant de tels dégâts? Espérons tout simplement que cette annonce n'est qu'un bluff, ou cette bombe, s'ils l'ont vraiment, restera pourrir dans un entrepôt comme toutes ces bombes puissantes qui dorment dans des abris, le bouton prêt à l'action pour détruire le monde. Quel monde de fous!
 
 
 
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Libye : l'horreur gagne du terrain.

Publié le 7 Janvier 2016 par Georges Holassey

En lisant ce matin cette information sur Mediapart : « Libye, Crucifixion d’un Négro-Africain », j'ai pensé, tristement, à nos frères en Afrique. Le malheur est grandissant pour eux qui voient débarquer des monstres (Daesh, Boko Haram, les Shebab et consorts) qui envahissent le continent, lourdement armés, les yeux rougis par la drogue qui altère leur esprit et les pousse à tuer dans une folie qu’ils rationalisent par la dévotion à un dieu. Et j’ai peur que dans cette folie meurtrière, et aussi lourdement armés, ces monstres (surtout Daesh avec sa puissance de feu et ses nombreux combattants) ne gagnent encore plus de territoires en Afrique. J’ai peur parce qu’en perdant du terrain en Syrie, ils choisissent de se replier vers le pauvre continent qui semble n’avoir grand monde pour le défendre ; parce que la priorité pour les puissances occidentales c’est de les éliminer en Syrie, après de longues années de tergiversation. C’est bizarre que ces forces occidentales se posent toujours la même question dont tout le monde connaît déjà la réponse, cette question qui vient d’être traitée sur RFI : ‘Libye: une nouvelle intervention militaire inévitable?’ Et oui, c’est inévitable. Et le plus tôt serait le mieux à mon avis. Mais qui porteront cette voie devant les puissances occidentales pour défendre cette Afrique si ce ne sont ses propres fils qui, pour le moment, se font tuer par des guerres incessantes ? Et j'ai tristement pensé à cette Afrique de plus en plus instable et meurtrie.

Voici les liens pour lire les informations citées :

https://blogs.mediapart.fr/joseph-akouissonne/blog/020116/libye-crucifixion-dun-negro-africain

http://www.rfi.fr/emission/20160102-libye-accord-maroc-intervention-inevitable?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=emission&aef_campaign_ref=partage_user&aef_campaign_date=2016-01-02

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