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Culture et Société.

Actualité Culturelle et Regard sur la Société.

Bruce Lowery : un roman intitulé "La Cicatrice"

Publié le 16 Mars 2012 par Georges Holassey

La Cicatrice. Voilà un roman bouleversant dont on garde toujours en mémoire l'histoire. Tellement qu'elle est triste, réaliste et touchante. Un roman devenu un classique dans les ouvrages pour adolescents; une histoire sur la difficulté de se sentir différent quand on est jeune, un roman sur l'intolérance.

Qui est Bruce Lowery; un auteur dont on parle peu finalement ?

Né en 1931 dans le Nevada, il fit ses études aux Etats-Unis et en Europe où il obtint à Paris une licence en lettres et un diplôme de journalisme. Bien qu'Américain d'origine, il a écrit ses œuvres en français avant de les traduire dans sa langue natale, l'anglais. La Cicatrice, son premier roman, écrit en 1960, reçut le Prix Rivarol en 1961 et le Prix de l'Académie française en 1962.

Il raconte l'histoire de Jeff, raillé par ses camarades à cause de sa "cicatrice", qui sombre peu à peu dans une coupable solitude. Malgré la critique qui dénonça une œuvre «où les enfants ne sont que des bourreaux ayant soif de cruauté », La Cicatrice est son roman le plus achevé.

Bruce Lowery est mort en 1988.

 

Ce roman nous présente le drame bouleversant de cet enfant, différent des autres et rejeté par eux. Plus il cherche à sortir de sa solitude, plus il s'y enfonce, car le monde de l'enfance est aussi celui de la cruauté, inconsciente mais féroce. L'histoire de Jeff ne se raconte pas car elle est si vraie qu'il faut la lire, c'est-à-dire la vivre.   

 Extrait :

- Dis, maman, lui demandai-je, Dieu est bon, n'est-ce pas ?

- Oui, bien sûr.

- Alors, si Dieu est bon, pourquoi m'a-t-il fait ma cicatrice ? Ainsi le petit Jeff s'interroge et interroge les autres sans trouver de réponse

 

Résumé du livre (proposé par Wikipédia) :

Les parents de Jeff, 13 ans, et de Bubby, 6 ans, viennent de déménager. Leur arrivée dans une nouvelle ville cause de nouveau des problèmes d'intégration pour Jeff. Sa "cicatrice", qui le fait rapidement surnommer "Grosse-Lèvre", le rend objet des railleries de ses nouveaux camarades à l'école.

Isolé, sans ami, Jeff passe son temps à s'adonner à la philatélie et joue avec son petit frère, qui lui voue une admiration et un amour sans bornes. Toutefois, sans véritablement savoir s'il est motivé par de la pitié ou de la sympathie, Willy fait entrer Jeff dans le cercle de ses copains. Durant les vacances de Noël 1944, il l'invite chez lui, et lui montre sa propre collection de timbres. Mais pris d'une pulsion incontrôlable, Jeff lui "vole" (mot que lui-même n'acceptera jamais) ses plus beaux timbres. Parvenant à échapper à une fouille au moyen d'un chantage affectif qui lui devient vite odieux, Jeff rentre chez lui pas très convaincu de la gravité de son acte.

S'ensuit alors pour Jeff un rapide changement de personnalité. Contraint au mensonge, il rejette ses parents et Bubby, qui ne comprennent plus ses réactions. L'affaire du vol s'ébruite à l'école, ce qui augmente encore la grossièreté des mensonges que doit employer Jeff pour se couvrir, accusant Willy de mentir lui-même.

Sur les conseils de M. Sandt, vieil allemand que personne ne visite, mais seul "ami" de Jeff avec qui il partage la passion des timbres et de la numismatique, Jeff essaye de trouver un moyen d'avouer son crime. Involontairement d'abord, puis avec la plus vive conviction, il parvient à faire porter le vol sur les épaules de Ronald, camarade sûr de sa culpabilité. Mais ce retournement de situation n'est pas pour rasséréner Jeff, qui reste très méfiant et garde des relations difficiles avec tous.

 

Autres ouvrages de Bruce Lowery :
- Porc-épic
- Le loup-garou
- Revanches
- Qui cherche le mal

 

 

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Chinua Achébé : au-delà du "Monde s'effondre".

Publié le 10 Mars 2012 par Georges Holassey

 

 

Chinua Achéba est particulièrement connu dans le monde littéraire francophone par son célèbre livre Le monde s'effondre. Pourtant, c’est un écrivain qui a une grande renommée dans la littérature anglophone, avec de nombreuses récompenses qui font de lui l’un des auteurs africains les plus lus dans le monde. Par exemple, ce livre Le Monde s’effondre, s’est vendu à trois millions d'exemplaires dès sa publication jusqu’en 1987 (aujourd’hui, c’est sûrement beaucoup plus) ; et fut traduit en 45 langues. Il a été nominé à plusieurs reprises pour le prix Nobel de littérature.

Chinua Achébé est né en 1930 dans l’est du Nigeria.

Après avoir enseigné dans de nombreuses universités anglaises, américaines et nigérianes, il est aujourd'hui professeur au Bard College, dans l'État de New York.

Parmi ces nombreuses récompenses figure le Prix de la paix des libraires allemands, reçu en 2002.

Son travail est une méditation profonde sur le colonialisme. Ses romans mettent en situation des héros africains à la croisée de deux mondes, un monde occidental avec une rationalité abstraite, sans justice, et une Afrique dont les valeurs traditionnelles disqualifiées rendent ses sujets handicapés pour les temps nouveaux. Il est probablement le plus célèbre auteur africain d'expression anglaise.

 

Quelques récompenses : 

- Margaret Wrong Memorial Prize (1959) 

- Nigerian National Trophy for literature (1960) 

- Commonwealth Poetry Prize (1972) 

- Commonwealth Poetry Prize (1979) 

- Nigerian National Merit Award (1979) 

- Peace Prize of the German Book Trade (Prix de la paix des libraires allemands) (13 oct 2002)

En 1987, son nom figure sur la liste des potentiels lauréats du prestigieux prix Booker, catégorie fiction, pour son livre Anthills of the Savannah.

 

Voici un Résumé du livre Le monde s'effondre (titre original : 'Things fall apart'):

 

       

 

 

Présentation de l'éditeur : Plus qu'un simple roman, ce livre est un témoignage sur le mode de vie des Africains avant et pendant la colonisation de l'Afrique noire par les Européens. Divisé en trois parties, il montre, étape par étape, la destruction d'une peuplade africaine. La première partie ressemble d'ailleurs plus à une description fidèle de la civilisation africaine qu'à une histoire romancée. Outre la destruction de la vie tribale à la fin du siècle dernier par suite de l'arrivée des Européens, ce roman raconte aussi la tragédie d'un homme qui ne devait connaître que le succès.

 

Résumé de l'histoire :

À travers le destin d'Okonkwo, un notable de son clan, Chinua Achebe évoque le choc culturel qu'a représentée pour les autochtones l` arriver des britannique à Ibos ; à la fin du XIXe siècle, la colonisation du Nigéria par les Britanniques. Presque coupés de l'extérieur, les habitants de la forêt équatoriale pouvaient imaginer un monde à leur image, fait de multiples dieux, de culte des ancêtres, de rites et de tabous. L'irruption des Européens et de leur religion, le christianisme, bouleverse toutes les croyances traditionnelles, d'où le titre du roman. En même temps, Chinua Achebe n'idéalise pas le passé. C'est parce que son meilleur ami a été victime d'un sacrifice humain que le fils d'Okonkwo rompt avec les pratiques de son village, ouvrant ainsi une brèche dans l'unité du clan.

 


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Félicien Marceau-l'Oiseau dans le ciel.

Publié le 9 Mars 2012 par Georges Holassey

 

Le monde littéraire français vient de perdre l'académicien Félicien Marceau à l'âge de 98 ans, laissant derrière lui une quarantaine d'ouvrages dont certains lui ont valu des prix littéraires. Son livre Creezy, l'un des plus connus de ses livres, reçut le Prix Goncourt en 1969.

La plupart de ses ouvrages évoque la permanente recherche de liberté, dans ce qu'elle apporte d'échecs cuisants et de succès triomphants. Une quête de liberté qui ressort du roman Un oiseau dans le ciel, publié en 1989.

 


Résumé du livre Un oiseau dans le ciel :

Après bien des aventures, Nicolas de Saint-Damien, frappé par l'amour, épouse Sibylle de Fauquembert.
Cajolé par ses six belles-sœurs, adoré de tous, il étouffe. IL n'a qu'une passion : la liberté. Il part, plusieurs pays successifs, libre enfin, disponible, oiseau dans le ciel, passionné de tout ce qu'il découvre. Un jour, garçon d'étage dans un château-hôtel du Surrey, il d'éprend de la ravissante Mexique, fille d'un Candidat-Président mexicain. Il reprend la route avec elle, jusqu'en Grèce où il devra affronter mille péripéties.
Quant à savoir d'où Nicolas tient cet insatiable appétit de liberté et jusqu'où ça le mènera, c'est un des nombreux coups de théâtre du roman, et non le moindre, qui le révélera.


Né le 16 septembre 1913 à Cortenberg (Belgique), Félicien Marceau, de son vrai nom Louis Carette, avait été naturalisé Français en 1959. Il est entré à l'Académie française en 1976.

 

D’autres ouvrages de l’auteur :

- Cadavre exquis

- Appelez-moi mademoiselle

- Bergère légère, roman 

- En de secrètes noces, nouvelles

- Les Belles natures, nouvelles

- Creezy, roman, Prix Goncourt 1969

- Les Passions partagées, roman

 

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"Cent ans de solitude" de Gabriel Garcia Marquez

Publié le 9 Mars 2012 par Georges Holassey

Ces derniers jours, l'écrivain Gabriel Garcia Marquez a fait la lune de la presse culturelle pour la mise en vente en version électronique de Cent ans de solitude, son chef-d'oeuvre déjà vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde.

Selon le journal Courrier Picard, cette publication inédite constitue l'un des principaux événements organisés en l'honneur de Gabriel Garcia Marquez cette année, marquée également par le 30e anniversaire de l'obtention de son prix Nobel de littérature.

L'occasion de parler ici de ce livre Cent ans de solitude dont le titre seul pourrait attirer la curiosité de certains lecteurs.

 

 

Cent ans de Solitude est un ouvrage publié pour la première fois en 1967. C'est l'un des romans les plus lus et les plus traduits actuellement, en espagnol comme dans d'autres langues.

Cent Ans de solitude relate l'histoire d'une famille sur six générations, dans le village imaginaire de Macondo.

Au travers de l'histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d'éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d'une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude.

 

Gabriel José García Márquez est un écrivain colombien né le 6 mars 1927. Romancier, novelliste mais également journaliste, il est devenu lauréat du prix Nobel de littérature en 1982. García Márquez, est considéré comme l'un des auteurs les plus significatifs du 20è siècle.

 

Autres oeuvres de l'auteur :

 

- Chronique d'une mort annoncée

- L'Amour au temps du choléra

- Des feuilles dans la bourrasque (Nouvelles)

...


 

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Entre la Bretagne et le Bénin : la culture jette le pont.

Publié le 8 Mars 2012 par Georges Holassey

Il y a quelques jours, s'est tenue à Pommerit-Jaudy (une commune des Côtes d'Armor en Bretagne), une conférence dédiée à la culture Yoruba Nago. Pour ceux qui ne le savent, les Yoruba Nago sont un peuple de l'Afrique de l'Ouest, vivant principalement au Bénin et au Nigéria. 

Lors de l'inauguration de la conférence, dans son discours, Mr Olabiyi Babalola Joseph Yaï, ambassadeur permanent du Bénin auprès de l'Unesco, a établi une similitude entre l'évolution du peuple breton et celle de son propre pays le Benin.

Voici ce qu'en rapporte la presse (le journal Ouest France):

 

<Ancien professeur de littérature africaine, l'éminent lettré a rappelé les pressions identitaires, « la culture bretonne qui a subi la colonisation française et qui a failli périr sous les coups des hussards républicains, interdisant le parler de sa langue et le Bénin, ravagé par trois siècles d'esclavage avec la traite négrière et un siècle de colonisation. Il n'y a pas de véritable introduction des langues africaines dans le cursus scolaire et nos jeunes s'expriment maintenant en galimatias français », regrette-t-il.

La survivance de traditions valorisant la nature et le terroir pour ces deux peuples côtiers tout pareillement accueillants, sont autant d'éléments de concordance. ..>

 

 La culture Yoruba-Nago du Bénin sera mise en valeur pendant 6 semaines en France, avec des expositions de maques africains. Avec des conférences-débats pour valoriser le dialogue des cultures et la diversité culturelle, comme le montre d'ailleurs l'un des thèmes de ces conférences. Un millier d’élèves et une communauté bretonne ont été mobilisés pour la circonstance. Une occasion pour ces jeunes de connaître un peu plus la culture africaine.

 

 

 

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Ces dix femmes qui ont marqué les récits littéraires.

Publié le 6 Mars 2012 par Georges Holassey

 

En l'honneur de la journée de la femme qui a lieu tous les 8 mars, le site américain Flavorwire a réalisé un diaporama de dix personnages féminins littéraires parmi les plus marquants.

En première place on trouve Jane Eyre, l’héroïne du livre de Charlotte Brontë (romancière britanique considérée aujourd'hui comme l'une des romancières de langue anglaise les plus accomplies.)
Des héroïnes bien plus anciennes font partie de la liste telles que Hua Mulan de la poésie chinoise (intitulée en anglais The Ballad of Mulan) du VIe siècle. Une héroïne qui, à 17 ans, s’en va combattre à la place de son père et remporte la guerre. On y retrouve aussi une des héroïnes des Contes de Canterbury, «la Femme de Bath», qui se bat pour son intégrité et contre la domination masculine. Et puis il y a aussi Lisbeth Salander et Hermione, pour l'époque contemporaine...

 


 

Voici la liste de ces 10 femmes ayant marqué les récits littéraires :


1- Jane Eyre, héroïne du roman de Charlotte Brontë

2 - Hermione Granger, dans Harry Potter de J. K. Rowling

3- La Femme de Bath, Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer

4- Katniss Everdeen du livre 'The Hunger games' écrit par Suzanne Collins

5 - Hester Prynne, de La Lettre écarte, roman de l' américain Nathaniel Hawthorne 

6 - Éowyn, héroïne de la trilogie 'Le Seigneur des anneaux' de J. R. R. Tolkien 

7 - Lyra Silvertongue, de la trilogie 'His Dark Materials' de Philip Pullman

8 - Janie Crawford, du livre 'Their Eyes were watching God' de Zora Neale Hurston

9 - Hua Mulan, The Ballad of Mulan 

10 - Lisbeth Salander, de 'La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette' de Stieg Larsson


Si vous trouvez alors ces livres, jetez-en un coup d'oeil.

 

Bonne lecture.

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La relecture d'un livre : c'est bon pour le moral.

Publié le 5 Mars 2012 par Georges Holassey

Des chercheurs américains se sont penchés sur une question toute simple concernant la lecture, ou plutôt la relecture de livres déjà lus : « pourquoi beaucoup de personnes aiment-elles relire les livres qu’ils ont déjà lus, même plusieurs fois lus ? » Après tout, si on aime un livre ou un film, pourquoi ne pas le relire ou le revoir, dirait-on pour fustiger l’intérêt d’une telle étude. Et pourtant, c’est une étude qui, apparemment, a tout son intérêt pour comprendre ce phénomène (de reconsommation) dont les causes sont plus profondes qu’on ne le croit. Et dont les résultats seraient bénéfiques sur le plan moral. Cet acte banal qu’est la relecture d’un livre est excellent pour la santé mentale et le moral du lecteur. Oui, l’acte de relire un livre serait bon pour le moral.

 

Cristel Russel, chercheuse spécialisée dans le comportement des consommateurs, à l'America University a sollicité 23 personnes pour cette expérience. Dans un article à paraître bientôt, cette chercheuse explique que ce retour à une expérience déjà réalisée (relire un livre ou revoir un film…) relève d'une recherche active d'un nouveau sens à l'action, avec une très forte valeur émotionnelle. « Parce que le fait de revivre offre un moyen de regarder par un prisme identique, mais avec des yeux différents, cela offre de nombreux avantages thérapeutiques ».

« La rééxpérience permet de prendre conscience d'événements traumatiques refoulés ou de les supprimer. Cela a ouvert la voie à une thérapie nommée abréaction, où les patients sont invités à réitérer une expérience dans un environnement contrôlé. » Cela peut aider à régler un stress post-traumatique ou soulager la persistance d'un événement mal vécu. 

Relire ou répéter des actes qu’on aime, aurait des vertus thérapeutiques non négligeables. Une solution pour se purger d'excès émotionnels, par exemple.

Les lecteurs tirent un grand réconfort en se retrouvant dans l'environnement d'un ouvrage qu'ils connaissent très bien. Un besoin irrépressible, lorsque le sujet sent une montée de stress - et selon les chercheurs, qui lui permet de se vider d'un excès de stress. 

La relecture de livres apporterait donc son lot d'émotions connues, mais surtout de nouvelles sensations.

 « les mêmes vieilles expériences peuvent être perçues comme des solutions apportant de nouvelles perspectives.»

 Et je dirai, qu’après tout, pourquoi courir derrière les nouveautés si la reconsommation des anciennes choses peut nous apportant une sensation de bonheur (pour quelques instants peut-être).

 Vous pouvez consulter cet article (en anglais) ici : http://www.helium.com

 

Bonne lecture. Et bonne relecture de cet article.


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L'homme sans passé : Freud et la littérature, de T. Delpech

Publié le 3 Mars 2012 par Georges Holassey

L'homme sans passé : Freud et la littérature, est un essai  paru en Janvier 2012, le jour même de la mort de son auteur Thérèse Delpech.

Dans cet essai, Thérèse Delpech examine la pensée de Freud; et montre comment bouleversements historiques et déséquilibres psychiques sont liés. Elle analyse la vie et les travaux de Freud à la lumière des œuvres majeures de la littérature mondiale : Les Frères Karamazov et le meurtre du père, Le Roi des Aulnes et l’abandon du fils, La Gradiva, Le Paradis Perdu, Hamlet, Œdipe

Elle revisite dans ce livre les grands thèmes de la pensée freudienne (refoulement, angoisse de la mort, culpabilité, rapport à la tradition, etc...), et montre que les « maladies de l’âme » sont le Mal emblématique du passage au XXe siècle.

 

Mot de l'éditeur:

Au XIXe siècle, le passé subit de tels coups de boutoir – politiques, familiaux, religieux – qu’il explose littéralement, faisant voler en éclats tous les repères de la tradition. Balzac dira qu’on se trouve désormais au milieu des débris d’une grande tempête. Rien n’avait préparé le psychisme à de tels bouleversements, car la conjonction de la tabula rasa de la Révolution, de la remise en cause de l’autorité du pater familias, et de l’apparition d’un monde laïcisé n’avait pas de précédent. Les névroses que traite Freud sont souvent l’expression du vertige qui en résulte : l’intériorité est comme perdue dans un labyrinthe intérieur. L’inventeur de la psychanalyse n’aurait donc pas imposé à l’humanité sa névrose personnelle, comme le prétendent ses détracteurs. Il n’aurait pas davantage fourni une explication universelle du psychisme humain avec le thème du parricide, comme le voudraient ses fidèles. Il aurait simplement exprimé en créant une nouvelle science de l’âme la tragédie intime de son temps.

 

Outre l'écriture, Thérèse Delpech a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle aux relations internationales et aux questions de défense. Elle a également eu une carrière de chercheur dans le domaine de la défense et des affaires stratégiques; et a assuré la fonction de commissaire français auprès de la Commission de l'ONU présidée par Hans Blix entre 2000 et 2003.


Autres livres de l'auteur :

- L'ensauvagement - Le retour de la barbarie au XXIe siècle, publié aux éditions Grasset, 2005. (Prix Femina de l'essai.

- L'appel de l'ombre - Puissance de l'irrationnel, publié aux éditions Grasset, 2010


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Senghor - Je me rappelle. (Histoire d'académicien)

Publié le 2 Mars 2012 par Georges Holassey

 

L’académie française vient d’élire un nouvel immortel. Jules Hoffmann, prix Nobel de médecine en 2011 a rejoint le rang des académiciens au fauteuil de l’écrivain Jacqueline de Romilly décédée le 19 décembre 2010 à l’âge de 97 ans. Jacqueline de Romilly avait occupé pendant plus de vingt ans le fauteuil numéro 7 de l’académie.

C’est l’occasion pour nous de faire un clin d’œil littéraire à Léopold Sédar Senghor, l’un des plus célèbres écrivains et poètes africains, ancien président du Sénégal, ayant occupé le fauteuil n° 16 de l’académie française. Surtout en ce moment où le Sénégal fait parler de lui à travers des troubles liés aux élections présidentielles.

Léopold Sédar Senghor est né en 1906 à Joal, au Sénégal et décédé le 20 décembre 2001 à Verson en France. Premier président du Sénégal, il fut le premier Africain à siéger à à l’académie française.

Il a également été ministre en France avant de devenir président après l’indépendance du Sénégal.

Il est principalement célèbre pour ses poèmes, essentiellement symbolistes, fondés sur le chant de la parole incantatoire, construits sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Il travailla sur le concept de la négritude initiée par Aimé Césaire.

 

Extrait d’une partie de son histoire telle que relatée par l’académie :


Tout en enseignant les lettres et la grammaire au lycée Descartes à Tours (1935-1938), il suit les cours de linguistique négro-africaine de Lilias Homburger à l'École pratique des hautes études et ceux de Paul Rivet, de Marcel Mauss et de Marcel Cohen à l'Institut d'ethnologie de Paris. Nommé professeur au lycée Marcellin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés en 1938, il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en juin 1940. Réformé pour maladie en janvier 1942, il participe à la Résistance dans le Front national universitaire. De 1944 jusqu'à l'indépendance du Sénégal, il occupe la chaire de langues et civilisation négro-africaines à l'École nationale de la France d'outre-mer. 
L'année 1945 marque le début de sa carrière politique. Élu député du Sénégal, il est, par la suite, constamment réélu (1946, 1951, 1956). Membre de l'assemblée consultative du Conseil de l'Europe, il est, en outre, plusieurs fois délégué de la France à la conférence de l'UNESCO et à l'assemblée générale de l'ONU. Secrétaire d'État à la présidence du Conseil (cabinet Edgar Faure : 23 février 1955 - 24 janvier 1956), il devient maire de Thiès au Sénégal, en novembre 1956. Ministre-conseiller du gouvernement de la République française en juillet 1959, il est élu premier Président de la République du Sénégal, le 5 septembre 1960. Ses activités culturelles sont constantes : en 1966, se tient, à Dakar, le 1er Festival mondial des arts nègres. Réélu Président de la République en 1963, 1968, 1973, 1978, il se démet de ses

 

Voici un de ses poèmes dédiés à son village natal :

 

Joal!

Je me rappelle.

Je me rappelle les signares à l'ombre verte des vérandas

Les signares aux yeux surréels comme un clair de lune sur la grève.

Je me rappelle les fastes du Couchant

Où Koumba N'Dofène voulait faire tailler son manteau royal.

Je me rappelle les festins funèbres fumant du sang des troupeaux égorgés.

Du bruit des querelles, des rhapsodies des griots.

Je me rappelle les voix païennes rythmant le Tantum Ergo,

Et les processions et les palmes et les arcs de triomphe.

Je me rappelle la danse des filles nubiles                                           

Les chœurs de lutte - oh! la danse finale des jeunes hommes, buste

Penché élancé, et le pur cri d'amour des femmes - Kor Siga!

Je me rappelle, je me rappelle...

Ma tête rythmant

Quelle marche lasse le long des jours d'Europe où parfois

Apparaît un jazz orphelin qui sanglote, sanglote, sanglote.

 

 

Quelques œuvres de Senghor :

- Femme noire

- Chants d’ombre, poèmes, Le Seuil, 1945

- Hosties noires, poèmes Le Seuil, 1948

- Éthiopiques, Le Seuil, 1956

- Nocturnes, poèmes, Le Seuil, 1961

 

 


 

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« Livres et Auteurs du Bassin du Congo » à nouveau au Salon du Livre de Paris du16 au 19 mars 2012)

Publié le 2 Mars 2012 par Georges Holassey

 

Fort du succès de ses participations aux éditions 2010 et 2011 du Salon du livre, le stand « Livres et Auteurs du Bassin du Congo » sera de nouveau présent cette année 2012 sur une surface de 280 mètres carrés avec une programmation plus riche et plus variée de littérature africaine.

Le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo regroupe la plus belle et la plus complète offre de littérature africaine francophone du Salon du livre.  

Ce stand sera le représentant de l’Afrique subsaharienne francophone parmi la quarantaine de pays présents.

 

   

 

Mettant en lumière la diversité culturelle du Bassin du Congo, témoin d’une longue et profonde tradition littéraire, Livres et Auteurs du Bassin du Congo contribue au rayonnement de cette région de l’Afrique.

En fédérant les auteurs, les maisons d’édition, les institutions et les spécialistes de la littérature africaine, le stand s’est affirmé comme le lieu de rendez-vous incontournable du salon où sont menés des débats toujours en phase avec l’actualité littéraire.

Au Salon international du livre de Paris, Livres et Auteurs du Bassin du Congo se démarque par le dynamisme de ses animations, par la qualité de ses invités et par la beauté de son stand. Les curieux et les passionnés se laisseront entraîner dans un voyage intense au cœur du Bassin du Congo.

Au programme cette année, Livres et Auteurs du Bassin du Congo offre plusieurs temps forts : 
- l’annonce du lauréat de la première édition du prix Mokanda par Henri Lopes, écrivain et président du jury ; 
- des rencontres avec les auteurs qui ont marqué l’actualité littéraire de l’année et les lauréats des grands prix littéraires ; 
- des animations pour la jeunesse où le jeune public sera invité à découvrir la culture africaine et les valeurs qu’elle véhicule sous la forme de séances de contes, de jeux, d’ateliers éducatifs; 
- des ateliers-débats sur des sujets qui font l’actualité : la présence des grandes revues littéraires du monde noir, la célébration du dixième anniversaire de la mort de Léopold Sédar Senghor au cours d’une table ronde sur la poésie en partenariat, des discussions autour des liens étroits qui lient l’Afrique et Moscou par la littérature ; 
- des rendez-vous thématiques autour du cinéma africain, du rôle des femmes dans la transmission des valeurs, de l’histoire et de l’origine du jazz et de la rumba, de la gastronomie, des enjeux actuels de l’immigration, du rôle de la diaspora africaine. (
Information rfi.fr)

 


 

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