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Culture et Société.

Actualité Culturelle et Regard sur la Société.

Stefan Zweig : un auteur au style admirable.

Publié le 8 Mars 2011 par Georges Holassey

Il y a des auteurs qu'on découvre comme ça par hasard et dont on devient de véritables admirateurs a près avoir lu leurs oeuvres. C'est ce qui m'est arrivé avec Stefan Zweig.

Stefan Zweig est un écrivain autrichien dont beaucoup connaissent les œuvres principales comme Vingt quatre heures de la vie d'une femme ou Le joueur d'échecs.

C’est au cours d’une discussion avec une amie que j’ai entendu parler pour la première de Stefan Zweig. Peut-être que j’en avais déjà entendu parler, mais je n’y avais pas prêté attention.  On parlait de littérature de façon générale, et elle m’a demandé ce qui m’a poussé à l’écriture. C’est comme ça qu’on a commencé à discuter des œuvres qui nous ont marquées, des nouvelles que nous avons aimées…  « Moi j’adore Stefan Zweig. Surtout sa nouvelle Vingt quatre heures de la vie d’une femme. J’ai adoré » Voici ce qu’elle m’avait dit.

C’est ainsi que j’ai cherché à lire cette fameuse nouvelle Vingt quatre heures de la vie d’une femme.

Je l’ai cherchée dans une bibliothèque et heureusement je l’ai trouvée. Il faut bien dire que Stefan Zweig était à ce moment très peu connu et très peu exposé dans les librairies.

J’ai lu la nouvelle, et j’avoue que je l’ai trouvée très bien, excellente, je l’ai adorée même. C’est surtout son style d’écriture que j’ai trouvé fantastique, impressionnant. Et j’ai voulu lire d’autres œuvres de cet auteur. Et la nouvelle qui m’a rendu vraiment fan de cet auteur c’est le ‘Joueur d’échecs’. Ah, 'LE JOUEUR D’ECHECS’, quelle œuvre! Il faut bien noter que chacune des ces nouvelles font une centaine de pages. Au fur et à mesure des pages, j’ai été pris par la force de l’intrigue, et j’avoue que je n’ai pas pu poser le livre sans l’avoir terminé.

 

 

Parlons un peu de cette œuvre Le Joueur d’échecs publiée en 1943, après la mort de l’auteur. 

Sur un paquebot vont s’opposer deux champions d’échecs que tout sépare : le champion en titre Mirko Czentovic, d’une origine modeste mais redoutable, tellement qu’il est fort dans ce jeu, et un aristocrate qui n’a pu pratiquer les échecs que mentalement, il n’a jamais touché à un échiquier, puisque c’est lorsqu’il était isolé dans une geôle privée pendant la répression nazie, qu’il a appris à jouer aux échecs, de façon théorique pouvons-nous dire.

La scène se déroule sur un paquebot.

Le narrateur est un Autrichien qui prit le paquebot pour l’Argentine. Il est informé de la présence à bord du champion mondial des échecs, Czentovic. Durant le récit, le narrateur essaiera à plusieurs reprises de comprendre Czentovic dont l’enfance, pas facile, nous est détaillée avec des expressions qui pénètrent le lecteur. Il devient à vingt ans, champion du monde des échecs.

À bord de ce paquebot, le narrateur, qui, par curiosité, disputerait bien une partie contre l’illustre maître, attire peu à peu de nombreux amateurs autour d’un échiquier. Ils finissent par attirer quelques secondes l’attention de Czentovic qui, jaugeant d’un coup d’œil la qualité de jeu, ne fait que passer, de loin. Mais un des joueurs le prie d’accepter de disputer une partie contre eux. Il accepte, moyennant rétribution, et bat bien sûr ses modestes adversaires. Mais au cours d’une revanche, un mystérieux inconnu se porte au secours de ceux qui aimeraient briser l’ arrogance du champion et, doué de remarquables capacités, il obtient le match nul. Là, maladroit et contrit de s’être immiscé au sein de la partie, il indique aussi qu’il n’a pas touché un échiquier depuis plus de vingt ans puis se retire, laissant un public incrédule mais dont la curiosité est attisée. Et l’histoire de cet homme va paraître assez troublante…Une histoire qui rend encore plus excitante la lecture de cette nouvelle. Si vous avez l’occasion de tomber sur cette œuvre, et si vous souhaitez découvrir cet auteur (pour ceux qui ne l'ont pas encore lu), lisez cette nouvelle Le Joueur d’échecs.

Bonne lecture.

 

 

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