Mercredi 14 octobre 2009
Il paraît que de plus en plus de personnes se retrouvent loin de ceux qui leur sont chers pour des raisons souvent économiques, mais les causes sont multiples. C'est d'ailleurs une réalité, de plus en plus de personnes s'en vont loin des lieux qu'ils aiment, loin des proches qu'ils portent dans leur coeur partout où ils vont. Pour tous ceux là, qui comme moi ont parfois, ou d'aileurs souvent, la nostalgie, ou ressentent tout simplement de la tristesse, j'ai une petite pensée ce soir

Un poème alors :

LES PARTANTS

 

Avant que paraissent les rayons du soleil

Sans attendre leurs amis qui sommeillent

Trois adolescents s’en vont

Ils s’en vont loin de nous

Ils s’en vont loin de tout

Sans aucun bagage ils s’en vont

Ils s’en vont malgré tout

 

Au commencement du nouveau jour

Ils posent les premiers pas si lourds

D’un voyage vers cet ailleurs

Où la vie serait meilleure

 

Ils laissent derrière eux leurs parents

Ils laissent derrière eux ces habitants

Qui les voient partir vers cet endroit

Où ils espèrent vivre comme des rois

 

Le brouillard du matin qu’ils déchirent

Par leur allure qui seule peut tout dire

Ternit la vue à ceux qui les voient

Partir vers là où ils auraient la joie

 

Seuls les chiens qui aboient derrière eux

Peuvent par leur flair savoir un peu

Si le bonheur les attend vraiment

Au bout de leurs pas diligents

 

Le cœur vaillant ils s’en vont loin de tout

Pour aller chercher le bonheur surtout

Nul ne sait si leur voyage de ce jour

Aura un retour ou si c’est pour toujours

 

Au bord de ma fenêtre je les vois partir

Vers des lieux où la terre saurait sourire

Moi je me résigne sous mon toit

Car nulle part je n’aurai plus la joie

***************

Cette rentrée 2009, parution d'un premier roman intitulé INJUSTIQUE aux éditions l'Harmattan.
http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29408


Par Georges Holassey
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Samedi 26 septembre 2009
Écrire, publier et partager son œuvre. Parlons-en.
Il paraît que beaucoup de personnes écrivent ou ont écrit un roman, une nouvelle ou un poème. Ce n'est pas faut. Mais quelle galère sont les lendemains de la publication d'un premier Roman.
Mon roman vient d'être publié aux éditions l'Harmattan. ça vous dit peut-être quelque chose cette maison d'édition.
Et comme tout auteur, c'est l'envie d'être diffusé et partagé les écrits avec les lecteurs, qui pousse à écrire. Sinon, on aurait mieux fait de se parler à soi-même ou à ceux qui nous entourent, de se livrer ou de leur livrer les fruits de nos imaginations littéraires, des histoires vécues ou des faits connus.
Et c'est dur quand on réalise, après publication que la diffusion est vraiment la clé pour partager son œuvre. Et on réfléchit, on fait des efforts, beaucoup plus que les moments d'écriture, pour y arriver. Et c'est harassant. Même si parfois l'effort finit par payer; ce n'est pas toujours le cas pour tout le monde. Qu'est-ce qu'ils sont durs les lendemains d'une publication d'un roman ! Avez-vous déjà connu cette situation?
PARLONS-EN, PARLONS DE VOUS, PARLONS DE NOUS, si vous avez écrit, si vous écrivez et si vous avez déjà publié. Ou si tout simplement vous êtes un LECTEUR.
Échangeons donc.
Je souhaite ici échanger avec tous les lecteurs et auteurs qui passerons sur les pages de ce forum.
Échanger sur ce thème, mais aussi échanger sur mon roman intitulé INJUSTIQUE paru chez l'Harmattan, sur cette histoire racontée dans ce livre que je dédie principalement à ceux qui ont connu une vie qui ressemble un peu à celle qui y est racontée.

http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29408

En voici un extrait :

""""
Il y a des jours comme ça qui vous assiègent l’esprit pour toujours. Ces jours-là, la vie semble faire une pause sur des événements ou des gens qui reviendront vous hanter sans cesse.
Les souvenirs insupportables de la geôle reviennent pour gouverner ma pensée et je les porte comme un fardeau trop lourd pour ma tête épuisée. Je reste enfermé dans ma chambre. J’ai peur de ces hommes qui torturent sans pitié, ces forts qui tuent sans remords. Oui, ils le savent ; ils ont appris que je suis venu en France pour chercher refuge et ils me recherchent, je le sais.

Je suis de plus en plus harcelé par des cauchemars qui ne me laissent plus la tête tranquille pour le repos nocturne. Des rêves effrayants qui m’arrachent du sommeil, avec des tressaillements et une sueur qui me court sur tout le corps. Je m’en vais m’asseoir sur la chaise, supportant le poids de l’insomnie pour ne plus exposer ma tête à ces souffrances, ces peurs provoquées par des images infernales qui m’envahissent l’esprit quand je m’endors.
Mon âme n’arrive plus à garder le silence face aux supplices générés par ces images qui s’emparent de mon esprit éreinté. Je me réveille avec des hurlements et des cris d’appel au secours qui réveillent mes voisins. Ils sont venus une ou deux fois à mon secours, mais sont repartis, pliés en deux par un rire moqueur lorsqu’ils ont su que c’était un cauchemar. « Il est fou ce Michel », se disaient-ils entre eux. Ils en ont parlé à madame Martin la concierge et lui ont demandé de trouver une solution pour mon cas. Ils lui ont dit que je suis dangereux, surtout pour leurs enfants avec qui je m’amuse sur l’aire de jeux quand le temps et mon esprit le permettent.
Je m’en veux d’être devenu indésirable. Je m’en veux de laisser s’échapper ces cris qui s’en vont les perturber dans leur sommeil. Que puis-je faire pour les retenir ? Je ne peux contrôler mon esprit quand je dors, cet esprit qui m’échappe de plus en plus et me ramène d’affreux souvenirs que j’ai essayé d’enfouir pour ne plus en souffrir.
Toujours le même cauchemar. Des hommes armés, aux pieds chaussés de bottes lourdes, aux visages impitoyables, me tenaillent et me traînent par terre pour m’amener sur une colline rouge qu’ils ont baptisée du célèbre nom de Golgotha. Je lutte de toutes mes forces, je crie au secours.
Je m’en veux vraiment d’être devenu insupportable pour mes voisins, mais je n’ai rien fait pour mériter l’exécution. Je ne me reconnais pas dans la peau de Christ ni de Barrabas ; je crie à la pitié pour échapper à la mort. Où est mon tort ?
Je me réveille toujours lorsqu’ils essaient de m’attacher au poteau pour me fusiller. Le corps tremblant de peur, je m’arrache du lit, m’en vais boire un verre d’eau pour me rafraîchir le cœur, pour reprendre vie. Et je m’assois sur la chaise. J’attends.
Je ne sais plus comment faire pour me débarrasser de ce passé qui me poursuit inlassablement, ce souvenir qui resurgit et me hante comme un fantôme. Oh, mon Dieu, qu’est-ce qu’il me torture l’esprit quand il sillonne mon être endormi ! Ce fantôme est bien réel, je l’ai dans ma tête, c’est mon histoire, c’est un épisode de ma vie. Il revient me menacer, il revient me hanter comme un démon.
Je lutte contre le sommeil pour ne plus tomber dans le piège de ces cauchemars qui me rendent abject. Je veux reconquérir l’estime de mes voisins, je veux être normal.
Mais ce fantôme revient me hanter le jour depuis que j’ai cessé de dormir pour ne plus le revoir. Il n’attend plus la nuit, il n’attend plus que je m’endorme. Il n’attend plus du tout. J’entends leurs pas dans le couloir, les bruits de bottes de ces hommes qui me recherchent, ces bourreaux qui veulent m’emmener loin de toutes mains secourables, là-bas sur Golgotha, pour m’exécuter comme un condamné ou une bête de sacrifice.
Je ressens par moments un vertige qui me prive de ma lucidité. Et lorsque le trouble s’éloigne, j’ai l’impression de n’être plus moi-même, d’être ailleurs que chez moi, étranger dans mon corps. J’ouvre précipitamment la fenêtre pour regarder dehors et m’assurer que je suis vraiment dans ma chambre. Les deux peupliers sont toujours là, les enfants s’amusent sur l’aire de jeu, les tours HLM se voient au loin. La nature n’a pas changé autour de moi, je suis bien dans ma chambre, tout est normal. Je bois un verre d’eau, je reprends mon souffle. Et j’attends.


"""""""

Et s'il vous arrivait de lire ce roman, n'hésitez pas à me faire un petit coucou pour me livrer vos impressions et critiques. ça fait toujours avancer...
http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29408
Par Georges Holassey
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