Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 11:28

 

 

On parle de plus en plus du livre numérique dans le monde littéraire, et de nombreux sites de vente de livres aménagent une large place aux numériques (ou Ebook pour ceux qui préfèrent l’anglicisme). Il suffit pour s’en convaincre de visiter le site de la FNAC et des distributeurs de livres numériques en France tels que Numilog (www.numilog.com) et Epagine (www.epagine.fr).

(Pour ceux qui souhaitent réaliser leur propre livre numérique, vous trouverez à la fin de cet article quelques sites donnant des informations sur comment réaliser un Ebook.)

D’ailleurs, depuis 2010, un prix littéraire destiné à récompenser les livres numériques a été mis en place. D’autres prix verront sûrement le jour sous peu, si ce n’est déjà fait.

Que penser de cet essor du livre numérique ?

Quelle que soit notre opinion sur la question, de plus en plus d’auteurs se tournent vers cette alternative pour faire connaître leur œuvre et vendre leur livre au lieu d’attendre, attendre, et attendre encore pour trouver un éditeur classique afin de voir leur livre sur les étalages ou les rayons des libraires : souhait compréhensible de tout auteur.

Mais ceux qui tentent l’aventure numérique en publiant ainsi leur œuvre ne sont pas toujours déçus de cette décision. Il y a quelques mois en France un livre numérique a été classé en top des ventes de livres. Et aux Etats-Unis où le livre numérique est beaucoup plus développé, les ebook sont très largement achetés par les lecteurs. D’ailleurs un site de vente en ligne de référence tel que Amazon, vent plus de livres numériques que de livres papiers. Ce qui l’amène à développer un moyen de publication de livre numérique nommé KINDLE qui peut être un premier pas de publication pour les auteurs non encore publiés, et qui souhaitent mesurer l’accueil de leur livre auprès des lecteurs. Car Kindle d’Amazon permet aux auteurs de publier leur livre (dans plusieurs langues) et de le mettre en vente sous format numérique sur les différents sites d’Amazon. Publier sur Kindle d’Amazon est un véritable moyen de jauger l’intérêt des lecteurs pour votre travail, car votre livre côtoiera ceux de grands auteurs du monde, puisque toutes les grandes maisons d’édition y publient aussi leurs auteurs. Oui, c’est très en vogue en ce moment de publier son livre sous format numérique.

Mais il faut peut-être attendre encore longtemps pour voir les livres numériques révélés des auteurs comme cela se passe souvent dans le monde de la musique, où grâce aux sites comme Youtube, Dailymotion et autres, des artistes de la chanson peuvent se faire découvrir et devenir célèbres grâce à des clips déposés sur ces sites.

Cependant, l’essor du livre numérique offre malgré tout une alternative aux écrivains.

Qui sait, un jour peut-être, l’édition numérique fera de best seller incontestables dans le monde littéraire où le livre papier traîne son charme incontournable, car il paraît que rien ne vaut la lecture d’un bon livre papier dont on peut tourner et retourner les pages, assis sur une plage, le regard de temps en temps porté sur les vagues, pour un instant de songe.

 

Voici quelques sites pour mieux connaître le monde du livre numérique et savoir réaliser son propre ebook.

http://grand-livre-du-ebook.com/

http://vendre.wordpress.com/2008/10/05/comment-creer-un-ebook-%c2%ab-gratuitement-%c2%bb/

http://www.ebooksgratuits.com/logiciels.php

http://www.ebook-livre-electronique.com/creer-ebook.html

 

Pour plus de détail sur le prix littéraire de livres numériques, cliquez sur les liens ci-dessous :

http://www.lexpress.fr/culture/livre/le-prix-du-livre-numerique-c-est-quoi_928269.html

http://www.prix-litteraires.net/prix/1831,prix-du-livre-numerique-par-sony.html

 

Bonne lecture.

PS: N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou des informations pour partager vos expériences et vos oeuvres.


Par Georges Holassey - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 11:49

Les livres qui s'en sortent grâce au bouche-à-oreille.

Parler du Succès grâce au bouche-à-oreille : est-ce un espoir pour les écrivains oubliés des médias?  Sûrement. Nombreux sont les livres qui ne trouvent pas de place dans les librairies ou bibliothèques car leurs auteurs n'ont pas eu cette chance ou cette opportunité de passer à la télé, d'être reçus à la radio ou d'avoir des articles qui parle d'eux dans un journal littéraire prisé. Bref, il paraît que pour être lu, un livre doit désormais avoir sa part de pub, comme tout autre article commercial finalement. Est-ce une avancée pour la culture ? Evidemment pas. Car la culture, et particulièrement la littérature, passionne quand elle parle à l’esprit et au cœur, quand elle apaise l’être sans subir l’influence d’un dictat extérieur.

Parler de succès du livre grâce au bouche-à-oreille permet de rêver quand on est écrivain ou artiste, car on peut toujours réussir à vendre ses oeuvres sans être porté par les médias. Rêver ? Peut-être. Mais il y a des rêves qui portent jusqu’à la réalité. Il y a des rêves qui permettent de garder courage pour continuer à attendre de bons moments qui hélas n'arrivent pas à tout le monde, certes. Rêver ? Pourquoi pas. Après tout un artiste doit rêver pour créer, il doit aussi rêver pour continuer à chercher sa place pour exister en tant qu’artiste. Pour se faire connaître tout simplement.

Il arrive donc qu'un livre puisse atteindre de nombreux lecteurs grâce au bouche-à-oreille, même si ce n'est pas très souvent le cas pour tous, malheureusement.

Voici quelques articles évoquant ces succès grâce au bouche-à-oreille.

Bonne lecture  

 

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Quand le bouche-à-oreille crée des succès littéraires

 http://www.24heures.ch/actu/culture/2008/10/24/bouche-oreille-cree-succes-litteraires  

 de JEAN-LOUIS KUFFER

Le cinquième roman de Claudie Gallay, 47 ans, fut le succès de l’été. Rien pourtant du «pavé de plage» dans Les déferlantes, âpre et beau roman d’atmosphère et d’émotion où il pleut beaucoup sur une humanité cabossée. Inspirée par Le gardien de phare aime trop les oiseaux, du cher Prévert, cette histoire du bout du monde, dans les bourrasques marines d’un phare au large des côtes du Cotentin, brasse amours blessées et secrets de famille, sur fond de province taiseuse, avec une lancinante intensité. Sans rien d’accrocheur, le roman de Claudie Gallay a passé cet été le cap des 100000 exemplaires et ses droits ont été acquis par TF1 International pour une éventuelle adaptation à l’écran, entre autres traductions. Pour les Editions du Rouergue, certes déjà connues et estimées pour leur catalogue jeunesse, c’est le plus grand succès enregistré en une vingtaine d’années – la maison a été fondée en 1986 par Danielle Dastugue. Cette bonne fortune rappelle, évidemment, les débuts fracassants d’Anna Gavalda avec Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (1885000 exemplaires à ce jour), publié à l’enseigne très littéraire, voire confidentielle, du Dilettante, auquel elle est d’ailleurs restée fidèle. Il peut donc y avoir une vie, pour un bon livre, malgré les ravageuses déferlantes (!) des rentrées successives, d’où n’émergent que quelques «élus» promus à grand fracas par la machine médiatique parisienne, le plus souvent sous le label des maisons les plus puissantes. Or le succès de L’élégance du hérisson de Muriel Barbery, paru en 2006 chez Gallimard, s’est lui aussi confirmé à travers mois et années à l’écart de l’instance de consécration parisienne des prix littéraires et des médias. Autant que Les déferlantes de Claudie Gallay, mais dans une tout autre tonalité, frottée de malice et de fine culture, ce dialogue d’une concierge philosophe et d’une ado suicidaire a connu le succès le plus inattendu (plus de 250000 exemplaires) grâce surtout au bouche-à-oreille, où le rôle des libraires, et des bibliothécaires aussi, paraît essentiel.

Passeurs en réseau

A cet égard, il est intéressant de relever l’importance, dans le relais du bouche-à-oreille, de passeurs passionnés qui pallient la massification croissante des circuits médiatiques en matière culturelle, sans oublier aussi les groupes de lecteurs eux-mêmes, rassemblés en cercles actifs.
En marge des succès jouant sur des ressorts éprouvés (romans d’amour ou d’action bien ficelés, des Marc Levy et autres Stephen King, thèmes en vogue comme l’ésotérisme revisité par un Da Vinci Code, succès de genre tel le roman historique ou le récit de vie), les lecteurs professionnels proches du public, tels les libraires ou les bibliothécaires, ont probablement été pour beaucoup dans ces autres grands succès du bouche-à-oreille que furent Matin brun de Franck Pavloff, chez le tout petit éditeur Cheyne, Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor ou, plus récemment, Mal de pierres de Milena Agus, passé inaperçu lors de sa parution initiale en Italie et redécouvert après son succès en francophonie par les canaux du bouche-à-oreille…

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Les succès littéraires analysés par la physique statistique...

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/590.htm

Les succès littéraires analysés par la physique statistique. Quels phénomènes propulsent un livre en tête des ventes ? Didier Sornette et son équipe du Laboratoire de physique de la matière condensée (CNRS – Université de Nice) ont analysé les ventes d'une centaine de livres sur le site internet Amazon.com. Ils ont ainsi déterminé deux types de facteurs influençant les ventes : la publicité, facteur exogène, et le bouche à oreilles, facteur endogène. Ces travaux, publiés dans la revue Physical Review Letters du 19 novembre 2004, pourraient inspirer les publicitaires mais aussi servir de modèle pour étudier des phénomènes géophysiques, biologiques et climatiques.

Les physiciens étudient depuis longtemps la formation d'événements extrêmes : séismes, changements climatiques, crashes boursiers…En physique, on distingue deux types de phénomènes à l'origine de ces événements : endogènes, événements venant de l'organisation interne du système, ou exogènes, événements extérieus. Or cette distinction est difficile à faire dans la plupart des systèmes complexes. Les chercheurs du Laboratoire de physique de la matière condenséeont ici étudié un système non physique simple : la dynamique des meilleures ventes de livres sur le site Amazon.com. L'idée d'une telle étude est venue à Didier Sornette en observant les ventes de l'un de ses propres ouvrages(1). Une interview avec un célèbre journaliste américain a propulsé son livre du rang 2000 au rang 5 des meilleures ventes sur le site Amazon.com ! Un événement interprété par le chercheur comme un exemple typique de choc exogène. Son équipe a donc mis au point un robot informatique capable d'analyser, heure par heure, l'historique des ventes des livres atteignant le rang 50. L'analyse des données recueillies pendant 1 an, complétées par celles déjà disponibles sur le site JungleScan.com, sur une centaine d'ouvrages a permis de distinguer clairement 2 types de pics dans les ventes : les chocs exogènes - un article élogieux dans un grand journal - et endogènes - le bouche à oreilles. Les chocs endogènes apparaissent lentement après une augmentation progressive des ventes, ils proviennent des nombreuses interactions entre les acheteurs qui se recommandent entre eux tel ou tel ouvrage. Ils sont représentatifs des réseaux sociaux et s'inscrivent dans la durée. A l'opposé, les chocs exogènes apparaissent soudainement et sont suivis d'une retombée rapide des ventes. Au final, les effets du bouche à oreilles ont un impact plus important dans l'histoire des ventes d'un livre qu'un passage dans une grande émission de télé à une heure de grande écoute… Pour la plupart des livres, les ventes sont régies à la fois par des chocs endogènes et exogènes. Cette étude suggère ainsi aux publicitaires que pour obtenir des ventes optimales, il faut également agir sur le réseau social des acheteurs. Elle apporte un éclairage nouveau sur la façon de considérer l'influence des aspects endogènes et exogènes et pourrait s'appliquer à l'analyse de systèmes physiques complexes.

Notes : (1) Why Stock Markets Crash (Critical Events in Complex Financial Systems)
Didier Sornette, Princeton University Press, January 2003

 

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J'ai déjà publié cet article il y a quelques mois dans "Ondes-de-Cultures", un blog sur francetv.fr , page aujourd'hui fermée.

 

 

Par Georges Holassey - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 11:44

C'est avec plaisir que je viens d'apprendre que mon livre "Gorée, les esclaves y pleurent encore" fait partie des 5 livres finalistes pour le Prix ivoire pour la littérature africaine francophone 2011.

Voici le communiqué de presse et les 5 ouvrages finalistes :


COMMUNIQUE DE PRESSE  

 

Liste des ouvrages finalistes du Prix Ivoire 2011

 

Le jury chargé de sélectionner les ouvrages finalistes du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2011, présidé par le critique littéraire ivoirien Michel Koffi, a achevé ses travaux. La liste des cinq (5) ouvrages retenus pour la finale est suivante :

-  1/ Takia Nafissatou FALL, Comme un ciel d’hivernage, roman, éd. L’Harmattan, 2011, 161p ;

-   2/ Frédéric GRAH MEL, Félix Houphouët-Boigny, biographie, tome 2 (L’Epreuve du pouvoir, 632 p) et tome 3 ( La Fin et la suite, 610 p), éd. du Cerap / éd. Karthala, 2010 ;

-  3/ Georges HOLASSEY, Gorée, les esclaves y pleurent encore, nouvelles, éd. Le Mono, 2010, pages ;

-  4/ Gaston OUASSENAN, Pauvre petite orpheline ; la voix d’une mère dans l’au-delà, roman, éd. L’Harmattan, 2010,  169 p ;

-  5/ Fantah TOURE, Des nouvelles du sud, nouvelles, éd. L’Harmattan, 2011, 111p.

Etaient en lice quarante (40) titres présentés par seize (16) maisons d’édition, en provenance de plusieurs pays africains dont la Guinée, le Sénégal, le Mali, le Burundi, le Togo, le Cameroun, le Burkina, et la Côte d’Ivoire.

Le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2011 sera décerné au cours d’une cérémonie placée sous la présidence du Ministre de la Culture et de la Francophonie , et le parrainage du Ministre de la Communication le 5 novembre 2011 à Abidjan , en présence d’écrivains africains invités pour la circonstance. Il est doté d’une enveloppe d’un (1) million de francs CFA offert par l’Ambassade de France.

 

...

 

Ce prix a été descerné à Frédéric Grah Mel pour son livre sur Félix Houphouet-Boigny.

 


 

Par Georges Holassey
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 22:10

Mon dernier livre 'Gorée: les esclaves y pleurent encore' fait partie des livres finalistes du prix littéraire Pierre Jakez-Helias. 

 

Lire l'info Presse ICI

 

En savoir plus sur le prix littéraire Pierre Jakez-Helias 


Par Georges Holassey
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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 22:29

Vous est-il déjà arrivé le matin d'entendre sonner le réveil et d'avoir du mal à vous lever pour aller travailler?

Avez-vous déjà eu envie de rester coucher à l'heure de vous lever pour reprendre le train-train quotidien de la vie?

Rare sont ceux à qui cela n'est jamais arrivé, surtout dans les pays tempérés où l'hiver, le froid et les matins encore plongés dans le noir, vous font préférer un peu plus de sommeil que de vous lever pour aller travailler.

C'est l'histoire que raconte cette excellente nouvelle de David Lodge intitulée "L'homme qui ne voulait plus se lever".

 

C’est l’histoire d’un homme, un père de famille qui, las de se lever tous les jours pour aller travailler, et ayant perdu toute envie de faire des efforts, renonce à la vie en refusant de se lever de son lit pour aller travailler. On le voit ainsi baisser les bras face aux difficultés de la vie et à ce train-train quotidien qui semble parfois peser lourd quand la fatigue s’accumule au jour le jour et que les repos du week-end semblent insuffisants pour récupérer. Rester au chaud dans son lit semble être le seul plaisir qui lui reste finalement dans la vie. Il le dit lui-même : « Je n’aime plus la vie. Il n’y a plus rien dans la vie qui me procure du plaisir. Sauf ça : rester couché. Alors (…) pourquoi ne pas renoncer simplement à me lever ? »

Malgré les efforts de sa femme de le faire revenir à la raison pour se lever et aller travailler, cet homme finira par ne plus se lever du tout, tenant ainsi tête à toutes les menaces, pour se donner un peu de plaisir : rester couché dans son lit et ne plus se lever même pour manger. Mais un tel choix n'est-il pas une descente vers la mort? Comment résister à l'exigence de la vie en décidant de faire comme bon nous semble? C'est la question à mon avis que pose cette nouvelle dont la fin plonge le lecteur dans une réflexion sur les exigences de la vie.


 

                             David Lodge

 

La lecture de cette nouvelle m’a permis de m’intéresser à cet auteur britannique qui a reçu en France la distinction de Chevalier de l’ordre des arts et des lettres.


 

 

Par Georges Holassey
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 12:10

 

Alex La Guma est l'un des auteurs sud africains dont je garde un fort souvenir.

Il y a longtemps déjà, quand j'étais au lycée, j'ai lu un extrait de l'oeuvre majeure de Alex La Guma intitulée "Nuit d'Errance". Ce jour-là, je suis resté pendant longtemps à méditer sur le titre en anglais de ce livre que je trouvais vraiment révélateur de ce que raconte l'histoire. "A walk in the night", voilà le roman traduit en français sous le titre 'Nuit d'errance'.

Je reviens sur cette oeuvre aujourd'hui après avoir pris connaissance d'une thèse sur ce livre, un travail intitulé "A Walk in the Night ou l’Espoir? De la souffrance à l’engagement", pour parler de cet auteur qui m'a marqué. Vous pouvez accéder à ce travail de thèse ici.

 

Alex La Guma était un Écrivain sud-africain noir, né le 20 février 1925 au Cap, mort le 11 octobre 1985 à La Havane (Cuba). Il a écrit plusieurs ouvrages mais 'Nuit d'errance' est son oeuvre majeure. Publié pour la première fois en 1962, ce livre fut traduit en français en 1984. Il révèle, à travers une narration réaliste et extraordinaire de la vie des oppirmés, le désarroi collectif suscité par l'oppression, sous l'apartheid, mais aussi des actes de délinquance auxquels s'adonnent ceux qui pensent avoir perdu toute issue, une délinquance qui n'est malheureusement pas la solution face au désarroi.

Si l'occasion vous le permet, n'hésitez pas à lire ce livre, Nuit d'errance d'Alex La Guma.  

 

 

Voici un résumé du livre tel qu'on le retrouve dans la thèse (A Walk in the Night ou l’Espoir ? De la souffrance à l’engagement) :


- - A Walk in the Night est un roman exposant quelques heures d’une journée d’errance dans le quartier métis de District Six du Cap (Afrique du Sud)

Michael Adonis, un jeune homme métis, vient de perdre son emploi pour avoir osé adresser des propos désobligeants à son contremaître blanc. Celui-ci lui a refusé de s’absenter pour satisfaire ses besoins naturels. Adonis sillonne les rues fourmillantes du quartier, il rencontre des amis en chemin. Il leur expose sa rage d’avoir été licencié. Au cours de ses rencontres, il croise Willieboy, un jeune homme désoeuvré, puis Foxy et ses deux comparses, membres d’une bande de jeunes délinquants et enfin Joe, un jeune homme marginal inoffensif.
Au cours de ses déambulations, Adonis est arrêté par deux policiers qui le prennent pour un fumeur de marijuana. Les policiers l’humilient et l’accusent d’avoir volé la somme d’argent qu’il détient sur lui – qui n’est qu’autre que son dernier salaire. Après cet incident, Adonis s’enivre dans un bar et retourne vers son domicile, une chambre qu’il occupe dans un immeuble du ghetto. Il y rencontre Uncle Doughty, un acteur Irlandais à la retraite qui habite au même étage que lui. Uncle Doughty l’invite à boire un verre avec lui. Adonis accepte son invitation, mais, dans un moment de folie soudaine et de rage aveugle, il assassine absurdement Uncle Doughty. Willieboy qui s’était aventuré dans l’immeuble pour emprunter de l’argent à Adonis frappe à la porte de ce dernier. Comme Adonis ne répond pas, Willieboy se dirige vers la chambre d’Uncle Doughty pour y frapper. Ne recevant à nouveau aucune réponse, il pénètre dans la chambre du vieil homme et découvre son cadavre. Entre temps, Adonis avait déjà pris la fuite pour ne pas être identifié comme le meurtrier de son infortuné voisin. Terrifié par l’image du cadavre, Willieboy quitte au plus vite l’immeuble. Il est malheureusement aperçu par deux résidents de l’immeuble, qui portent immédiatement leurs soupçons sur lui. Après avoir été trahi par l’un des témoins, Willieboy est pourchassé, localisé et froidement abattu par Constable Raalt, un officier de police afrikaner, bien que celui-ci ait eu la possibilité de l’arrêter vivant. Pendant ce temps, Adonis, écoeuré par son sort et écrasé par la misère de la vie qu’il est contraint de mener, rejoint Foxy et sa bande de délinquants exerçant des activités de banditisme et s’apprêtant à accomplir un cambriolage. - -


Par Georges Holassey
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 22:09

Il y a des auteurs qu'on découvre comme ça par hasard et dont on devient de véritables admirateurs a près avoir lu leurs oeuvres. C'est ce qui m'est arrivé avec Stefan Zweig.

Stefan Zweig est un écrivain autrichien dont beaucoup connaissent les œuvres principales comme Vingt quatre heures de la vie d'une femme ou Le joueur d'échecs.

C’est au cours d’une discussion avec une amie que j’ai entendu parler pour la première de Stefan Zweig. Peut-être que j’en avais déjà entendu parler, mais je n’y avais pas prêté attention.  On parlait de littérature de façon générale, et elle m’a demandé ce qui m’a poussé à l’écriture. C’est comme ça qu’on a commencé à discuter des œuvres qui nous ont marquées, des nouvelles que nous avons aimées…  « Moi j’adore Stefan Zweig. Surtout sa nouvelle Vingt quatre heures de la vie d’une femme. J’ai adoré » Voici ce qu’elle m’avait dit.

C’est ainsi que j’ai cherché à lire cette fameuse nouvelle Vingt quatre heures de la vie d’une femme.

Je l’ai cherchée dans une bibliothèque et heureusement je l’ai trouvée. Il faut bien dire que Stefan Zweig était à ce moment très peu connu et très peu exposé dans les librairies.

J’ai lu la nouvelle, et j’avoue que je l’ai trouvée très bien, excellente, je l’ai adorée même. C’est surtout son style d’écriture que j’ai trouvé fantastique, impressionnant. Et j’ai voulu lire d’autres œuvres de cet auteur. Et la nouvelle qui m’a rendu vraiment fan de cet auteur c’est le ‘Joueur d’échecs’. Ah, 'LE JOUEUR D’ECHECS’, quelle œuvre! Il faut bien noter que chacune des ces nouvelles font une centaine de pages. Au fur et à mesure des pages, j’ai été pris par la force de l’intrigue, et j’avoue que je n’ai pas pu poser le livre sans l’avoir terminé.


 

Parlons un peu de cette œuvre Le Joueur d’échecs publiée en 1943, après la mort de l’auteur. 

Sur un paquebot vont s’opposer deux champions d’échecs que tout sépare : le champion en titre Mirko Czentovic, d’une origine modeste mais redoutable, tellement qu’il est fort dans ce jeu, et un aristocrate qui n’a pu pratiquer les échecs que mentalement, il n’a jamais touché à un échiquier, puisque c’est lorsqu’il était isolé dans une geôle privée pendant la répression nazie, qu’il a appris à jouer aux échecs, de façon théorique pouvons-nous dire.

La scène se déroule sur un paquebot.

Le narrateur est un Autrichien qui prit le paquebot pour l’Argentine. Il est informé de la présence à bord du champion mondial des échecs, Czentovic. Durant le récit, le narrateur essaiera à plusieurs reprises de comprendre Czentovic dont l’enfance, pas facile, nous est détaillée avec des expressions qui pénètrent le lecteur. Il devient à vingt ans, champion du monde des échecs.

À bord de ce paquebot, le narrateur, qui, par curiosité, disputerait bien une partie contre l’illustre maître, attire peu à peu de nombreux amateurs autour d’un échiquier. Ils finissent par attirer quelques secondes l’attention de Czentovic qui, jaugeant d’un coup d’œil la qualité de jeu, ne fait que passer, de loin. Mais un des joueurs le prie d’accepter de disputer une partie contre eux. Il accepte, moyennant rétribution, et bat bien sûr ses modestes adversaires. Mais au cours d’une revanche, un mystérieux inconnu se porte au secours de ceux qui aimeraient briser l’ arrogance du champion et, doué de remarquables capacités, il obtient le match nul. Là, maladroit et contrit de s’être immiscé au sein de la partie, il indique aussi qu’il n’a pas touché un échiquier depuis plus de vingt ans puis se retire, laissant un public incrédule mais dont la curiosité est attisée. Et l’histoire de cet homme va paraître assez troublante…Une histoire qui rend encore plus excitante la lecture de cette nouvelle. Si vous avez l’occasion de tomber sur cette œuvre, et si vous souhaitez découvrir cet auteur (pour ceux qui ne l'ont pas encore lu), lisez cette nouvelle Le Joueur d’échecs.

Bonne lecture.


Par Georges Holassey
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 11:24

Voici un article paru sur Culture Sud, à propos du  livre :Gorée : les esclaves y pleurent encore

 

Notes de lecture par Vincente Clergeau

 

Dans ce recueil de nouvelles, Georges Holassey, auteur togolais de 36 ans installé en France, évoque le voyage, l’exil, les peurs enfantines alimentées par les contes et légendes, et l'animisme ancestral qui explique toute maladie ou événement. Avec, en toile de fond, la nature, les arbres, le souffle du vent, les oiseaux, la mer qui reflètent les états d’âme.

La nouvelle qui donne son titre au recueil, « Gorée : les esclaves y pleurent encore », est un récit du retour aux racines africaines de Donovan, Africain-Américain. Un exil à contre-courant qui suscite incompréhension chez les jeunes, qui ne pensent  qu'à échapper à la pauvreté et à la rudesse de la vie dans leur pays. Donovan les invite à réfléchir sur l’exil vers les pays occidentaux : ne faudrait-il pas « rendre hommage aux ancêtres, en refusant de partir là-bas où la liberté leur avait été confisquée » ? Mais Donovan repartira en Amérique

La même thématique est traitée dans « Le voyage de l’espoir ». Il s’agit cette fois de la migration d’un jeune diplômé togolais au chômage, qui va au Sénégal « chercher la dignité ». Il ne la trouvera pas, mais choisira de rester : «j’ai fait le choix de ce voyage et je l’assume. »

L’exil peut aussi être motivé par le désir de recommencer une nouvelle vie, comme dans « L’inoubliable Monsieur Franklin ». En fait, l’auteur décline différentes sortes d’exil, en commençant par celui que suscite la recherche identitaire des Afro-américains.

Enfin, dans « Le marin déchu », c’est un marin allemand, Wilfried, qui échoue à Lomé, la capitale du Togo, par amour pour une fleuriste, Maya. On comprend que c’est une autre sorte d’exil.

Elle le quitte et, après cette rupture, Wilfried, qui a sombré dans la dépression, est suivi dans le service de pyscho-pathologie d’un hôpital. Au cours d’une séance, il confie au professeur qu’il est allé voir un guérisseur, car il est persuadé d’être victime d’un maléfice. Le stagiaire commente : «  Qui de nous pourrait lui en vouloir de croire à une cause mystérieuse de sa maladie, même s’il vient d’un pays, où, nous dit-on, l’on ne croit guère à l’irrationnel ? »

Ces phénomènes mystérieux sont également dans les nouvelles suivantes, sur des tons qui varient du comique au tragique à travers le regard et les peurs enfantines. Dans « Une nuit pas comme les autres », un collégien enfreint l’interdiction parentale et regarde sous un grand arbre, qui abrite des oiseaux terrifiants. Il y voit une forme mystérieuse. Une foule se rassemble à bonne distance de l’arbre, chacun est partagé entre la peur de cet être mystérieux – un esprit ?- et la joie d’assister à un événement extraordinaire. C’est alors qu’arrive Félix, ce maître d’école venu de la capitale qui brave les tabous et dénigre les totems ». La chute est désopilante : l’être mystérieux n’est qu’un pantalon. L’aspect extraordinaire de l’événement est tourné en dérision, mais le mystère a ses attraits, que l’on préfère conserver.

« Mon oncle, ce revenant » raconte la réapparition d’un oncle, disparu depuis quelques années, après la mort de son père « pour ne pas mourir comme son père, qui aurait été tué, selon lui, par un complot maléfique tramé par les membres du clan familial ». La peur suscite des comportements inexpliqués. Christophe, le neveu, va suivre son oncle, mais reste circonspect. L’auteur jette un éclairage teinté d’humour sur les réactions des uns ou des autres. Ainsi lorsque son chien flaire les chaussures de Christophe, l’oncle y voit la confirmation « d’un esprit méchant qui le poursuivait » et que son chien a senti. Or, Christophe découvre « alors ce qui lui faisait perdre la tête : des traces de sang et un reste de rat que j’ai du écraser sans le savoir. » Tout est dit.

Le « Cercle des phénomènes » est dans la même veine. Otto, fils d’un directeur d’école, va passer ses vacances d’été chez son grand-père. Après une mauvaise nuit, son grand-père lui fait subir une cérémonie pour conjurer le mauvais sort. De même, la mort de sa grand-mère, survenue à la suite d’une morsure de chien, a été considérée comme « un envoûtement » par tout le village, qui n’a eu de cesse de faire des cérémonies, en vain. « Deux ou trois personnes tout au plus osèrent accuser de rage ce chien ». C’est simple et percutant.

En revanche, c’est le tragique qui l’emporte dans « Mon ami Léon ». Léon, un enfant bossu, est enlevé à l’entrée du village, bâillonné et ligoté, à cause d’une  lugubre superstition sur les bossus. La seule description des tam-tams, de la danse, de la transe traduit l’horreur de l’acte.

Dans ce recueil, l’auteur souligne la prégnance de la culture ancestrale, le vaudou, au Togo. Il réussit le pari de donner à voir une réalité complexe, sans privilégier un point de vue. Il aborde d’autres thèmes et excelle dans l’art du suspens, rappelant parfois le ton de certaines nouvelles de Roahl Dahl, un maître en la matière.

 

Vincente Clergeau

Par Georges Holassey
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 20:55

Article de presse paru dans le journal "La République du Centre", le grand quotidien de la région Centre, à la sortie du livre Gorée, les esclaves y pleurent encore.

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Par Georges Holassey
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 00:32

Article paru sur le blog culturel de "danactu-résistance", à propos du livre "Gorée, les esclaves y pleurent encore". Voici le début de l'article :

 

 ... il est vrai que la France n'est pas vraiment une terre de nouvelles, Maupassant est hélas loin malgré que les publications qui se font jour régulièrement. Mais une certaine réserve des éditeurs, et parfois des lecteurs existent.

Alors profitons de ce beau recueil d'un écrivain né à Lomé en 1974 et vivant en France. Cet auteur publie son second livre aux éditions Le Mono après avoir été déjà publié en 2009 aux éditions de L'harmattan avec un livre intitulé "Injustique".

Ce recueil contient ...  (lire la suite...)

 

http://danactu-resistance.over-blog.com/article-goree-les-esclaves-y-pleurent-encore-un-recueil-de-nouvelles-de-georges-holassey-63705623.html

 

 

Par Georges Holassey
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